Une vie ouvrière et militante
Prolétaires de tous les pays, unissez vous! 
Mes origines
Woodstock
Janis Joplin - Janis Joplin & Jimi Hendrix -
Evelyn
Ma compagne
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Ma jeunesse

dans l’après 68

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Avec le temps...
 
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Dépot de PSO
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La vie "duraille"
Les bons moments
Une fin en "soie"
La finesse des mots
Jane Birkin - Les Dessous Chics
grèves de 1981 et de 1986-87
Jim Morrisson
The Doors - Riders on the Storm
 

  La grève dec.1995 

grève Nov. déc. 1995
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Grève Fonction publique Nov. dec. 1995 

Grèves 2003
hommage de LO à Daniel
struggle music
Grève de 2003
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Dominique : Grève de 2003
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Sans la nommer
Sans_la_nommer_compagnie_Jolie_Mome_G__Moustaki
 
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souvenirs de Serge
hommage de l'O.C.L
Solidaires 5/13/Ivry
Alternative libertaire
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dictionnaire anarchiste
Dans l'action avril 2009
Barta
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... "comment se font les changements historiques : non pas avec des appareils (qui conservent l'histoire dans un bon ou mauvais sens) mais avec des individus et groupes qui expriment une nécessité historique en train de se réaliser." Barta 1976
mémé
La dernière des bolchéviques
convergence révolutionnaire
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Mémé chez Van.
 
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Réflexions de N'go Van
Autoportrait
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Envie de lire
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un chant de révolte
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entre amis (es)
Grève 2010 : réunion, AG, manifs etc.
 
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Des voix ouvrières
Socialisme ou Barbarie
Printemps 2016
Mars_2016.doc (64 Ko)
Printemps 2016 (suite)
Juin_2016.doc (60,5 Ko)
A lire et faire lire
Journal de notre bord
Lettre_no.doc (77 Ko)
France : élections 2017

Analyse politique intéressante d' Alain Bihr sur la nouvelle configuration suite aux élections présidentielles et législatives de 2017 en France. Lu sur le site : "A l'encontre" (lien ci dessous).

Alain Bihr, né le 29 juillet 1950, est un sociologue français, auteur de nombreux ouvrages, il se revendique du communisme libertaire.
 

Actualiser le communisme. Texte d'Alain Bihr

L’actualité du communisme

Lettre ouverte d'Alain Bihr aux libertaires qui se réclament du communisme pour un travail commun de réflexions sur le communisme (au sens de l'idéal) avec des  marxistes, et sur la difficulté de le réactualiser.

Agir c'est comprendre

Objectifs de ce site : Informer, analyser, afin de faciliter une compréhension des réalités économiques, sociales, politiques à l'échelle internationale; Dans ce sens ce site valorise la liaison qui peut s'établir entre comprendre et agir, dans une perspective socialiste et démocratique.

domination masculine
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"...Offensives, ces anciennes militantes lancent un appel pour que cette libération de la parole touche toutes les organisations syndicales, politiques et associatives..." extrait d'une tribune d'anciennes militantes de l'UNEF. Lien ci dessous

Hasard d'une rencontre

Etre né quelque part, pour celui qui est né, c'est toujours un hasard! Maxime Leforestier

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Colette, ma mère
Souvenir.
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Rick, mon père.
avec ses enfants  en 2002 pour ses 70 ans.
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Rick et Gérard
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hommage rendu à mon père, qui avec d'autres enfants ont subi la guerre, mais ont aussi résisté à celle ci, alors qu'ils n'avaient  que 11 ans. Mon père décédé ne m'a jamais parlé de cet événement, sans doute pour nous épargner de cette sombre période. 

Le souvenir reste

(...) Le 24 août 1944, juste avant la libération de l'Auvergne, les Allemands du Bataillon de Reconnaissance 1.000 évacuent Issoire. En direction de Champeix, sur la plaine de Montoron, ils furent pris entre les feux croisés des maquisards de Murol et les MOI (1), d'une part, et ceux des FTP (2) postés à Pardines, d'autre part. « Les mitrailleuses de Pardines étaient alimentées par deux enfants du pays, Paul baffaleuf et Henri Rodier, âgés seulement de 11 ans ».(...) dans le journal  "la montagne"  du 8 mai 2013"La montagne" 8 mai 2013

.

De jour ou de nuit
...à classer les machines.
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L'atelier de maintenance
réparations des locomotives.
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l'équipe du magasin d'Ivry .
avant la suppression progressive de celle ci.
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au magasin
magasin de pièces détachées, réduit aprés la restructuration de 2004 où la grosse maintenance est partie en province.
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Douceur et beauté dans l'atelier d'Ivry
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Les derniers ouvriers croisent parfois un mannequin, une actrice, venus se faire photographier pour des magazines de mode. (Ci contre Charlotte Gainsbourg photographiée pour Paris Match n°3159 dans une voiture voyageur des années 50, stationnée à l'atelier diésel d'Ivry. Et le mannequin Alexina, photographiée dans l'atelier pour le magazine ELLE n°3333).
De nombreuses luttes.
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En décembre 1986 janvier 1987, les cheminots vont faire une grève qui va durer 27 jours. Partie du réseau Nord chez les conducteurs, celle ci va s'étendre à tout le pays malgré les réticences, voir l'hostilité des états majors syndicaux. Et elle touchera plus ou moins toutes les catégories de cheminots. La grève, qui porte essentiellement sur les salaires et l'arrêt des baisses d'effectifs, sera marquée par la détermination des grévistes à la base, avec des assemblées générales massives un peu partout. Sur le réseau de Paris Sud Ouest, dans bien des secteurs, les assemblées générales de grévistes élisent des comités de grève. C'est à dire une direction démocratique de la grève, ouverte aux grévistes syndiqués (toutes tendances confondues) et aux grévistes non syndiqués. Ceux ci vont même se coordonner régionalement, puis nationalement en créant une coordination nationale intercatégorie des cheminots en grève. Bien que faible celle ci va représenter prés de 10 000 grévistes. Daniel Vitry en sera un des animateurs et le porte parole.(ci contre debout au milieu du comité de grève d'Ivry). Cette grève malgré la détermination des grévistes n'a pas gagné. Dans bien des secteurs les grévistes n'ont pas  su sortir du catégoriel, restant déterminés dans le milieu roulant, mais ne cherchant pas à gagner d'autres cheminots dans la grève. Là où cette barrière  a été franchie, comme à Paris Sud Ouest, nous n'avons pas pu vaincre le corporatisme trés présent chez les grévistes.
Isolés, au bout de 27 jours, nous avons cessé la grève par manque de  perspective.
En plus de trente ans de travail à la SNCF, la grève de 1986-87 aura été la seule grève offensive que j'ai connue. Par la suite nous avons surtout lutté pour tenter de conserver des acquis sociaux. En décembre 1995, les cheminots et bien d'autres corporations du public ont réussi, en luttant ensemble, à imposer au gouvernement Juppé qu'il ne touche pas aux retraites des 4 millions de travailleurs du public. Mais malgré de nombreuses luttes, parfois dures, de nombreux reculs sociaux nous ont finalement été imposés par l'Etat et les patrons, facilités par la politique de division des directions syndicales.(2003,2007, 2010).
 1986. c'est aussi la mort de Malik Oussekine le 6 décembre. Lors d'une manifestation estudiantine contre le projet de réforme universitaire Devaquet, un jeune français d'origine algérienne, Malik Oussekine (22 ans) est battu à mort par des voltigeurs motocyclistes de la police de Pasqua, rue Monsieur-le-Prince à Paris.

C' est  en luttant "tous ensemble" (public, privé) que les travailleurs se donnent le plus de chance de gagner, sur leurs revendications communes. Malheureusement les directions des confédérations syndicales ne remplissent plus leur rôle : celui d'unir les travailleurs autour de leurs intérêts communs, de s'appuyer sur les plus déterminés, d'aider à l'élargissement des luttes et faire converger celles ci. Bureaucratisées, intégrées dans le système capitaliste qu'aucune ne remet vraiment en cause, liées aux partis politiques réformistes (PC, PS), celles ci défendent surtout leurs intérêts propres, c'est à dire les places de leurs bureaucrates respectifs, et donc leurs intérêts de boutiques, se disputant les moyens que leurs accordent les patrons, en échange de la paix sociale. Sacrifiant l'intérêt général à de petits intérêts immédiats, elles trompent les travailleurs, nous maintiennent dans la division ,   isolent dans les luttes les équipes syndicales et les travailleurs les plus combatifs, en s'appuyant sur les moins déterminés.
Pourtant face aux patrons, les travailleurs doivent s'organiser syndicalement, mais ils doivent aussi se cultiver, se politiser, comprendre eux mêmes où sont leurs propres intérêts, combattre le corporatisme qui est, parmi d'autres, une division des travailleurs. Ils doivent acquérir une réelle conscience de classe. Je reste convaincu que les travailleurs ont, s'ils s'unissent, la force et le poids économique pour changer la société, la prendre eux mêmes en main dans l'intérêt de tous, et redonner une perspective d'avenir .

"Le prolétariat doit envisager les évènements du point de vue de la libération humaine, car l'émancipation des travailleurs est impossible, la liberté et le bien être ne peuvent durer "Tant qu'il existera dans le monde un seul opprimé".(Barta en 1942)

 

Daniel Vitry
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J'ai connu Daniel (militant trotskiste de Lutte ouvrière) en Janvier 1979, lors d'une Grève. Celui ci, avec d'autres camarades, tentaient d' imposer la démocratie ouvrière dans un contexte où les bureaucrates syndicaux, (les plus nombreux étaient de la CGT influencés par le PCF), imposaient leur diktat sur les travailleurs. La même année Daniel aidera les agents de la manœuvre du chantier de formation  d'Austerlitz à s'organiser dans leur lutte, avec un comité de grève, élu par l'assemblée générale des grévistes et chargé de mettre à exécution les décisions prises par les grévistes lors de ces assemblées. Daniel sera aussi à nos cotés pour nous organiser et nous apprendre à nous renforcer en novembre 1981, lors de la grève de 14 jours des agents du service intérieur, chargés du classement  des locomotives au dépôt d' Ivry. Par ces expériences, de plus en plus de travailleurs autour de nous comprenaient que la grève leur appartenait et que toutes les décisions devaient être prises par eux mêmes. Ce n'est donc pas un hasard si sur le réseau de Paris Sud Ouest, lors de la grande grève de 1986-87,  la démocratie ouvrière s'est imposé à l'appareil CGT. Les dirigeants CGT du secteur nous ont facilité la tache en militant ouvertement contre la grève, alors que celle ci s'étendait sur tout le pays. Atteint d'un cancer Daniel va nous quitter à l'age de 46 ans, laissant un grand vide parmi nous, qui ne sera pas sans conséquence.

Je garde de Daniel le souvenir d'un ami et d'un dirigeant ouvrier, convaincu par l'idéal communiste malgré toutes les trahisons. Idéal qu'il a su me transmettre, et que je continue de partager. Et cela  même si aujourd’hui j'ai bien des doutes sur les moyens de l'atteindre, en particulier sur les formes et les fonctionnements d'un parti. Pour un militant le but premier doit être la propagation de l'idéal communiste, et non la construction d'un parti. Et cela même s'il est nécessaire d'être organisé, pour capitaliser les expériences, les transmettre, et être mieux éclairé sur les événements politiques. Mais ce collectif ne doit être qu'un outil, pas un but. De plus, je pense que celui ci  doit  évoluer, en tenant  compte, de la période, et surtout des dégâts faits par la contre révolution stalinienne en U.R.S.S, et ses conséquences dans le monde. Il nous faut, ré humaniser notre idéal , sali  par des  régimes dictatoriaux "dits communistes", quitte à se débarrasser des symboles devenus ceux  de l'oppression pour bien des peuples, ayant subi ou subissant ces régimes. D'autre part, ne doit on pas laisser plus de places aux individus, les laissant faire leurs propres expériences?  Le centralisme démocratique est il une priorité dans une période où la classe ouvrière en tant que telle est quasi absente du combat pour l'émancipation sociale?  Des tas de questions  doivent émerger d'un collectif qui se donne comme tache de changer le monde. Et cela exige une démocratie totale, où questionnements, doutes, et courants d'idées doivent pouvoir s'exprimer librement. C'est avec les femmes et les hommes d'aujourd'hui que nous devons trouver quel type d’organisation ceux ci ont besoin. Cela exige à mon sens de ne  plus copier sur des modèles du passé, où l'autoritarisme et ses dérives, s'imposent le plus souvent, sur  la réflexion, l'échange, les expériences multiples et tout ce qui nous permet  de progresser dans le respect de chacun, et de  s'auto-discipliner consciemment. Le niveau d'engagement de chacun doit être un choix personnel, déterminé par son niveau de conscience, et pas par de quelconques pressions de dirigeants, ou ordres bureaucratiques.(A ce sujet, dans le lien ci dessous, texte interessant de José et Hélène Chatroussat ex. de  LO sur leur parcours dans cette organisation et leur réflexions à la suite de leur exclusion).

(...) Aujourd'hui, nous vivons dans un autre monde, où la société a évolué. Nous devons monter sur les épaules des révolutionnaires du passé pour regarder plus loin et penser nous-mêmes nos actions". Ngo Van

Dominique Larchet
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Dominique le 4 décembre 1986 faisait partie des roulants (conducteurs de train et contrôleurs) qui sur la ligne C du RER sont partis en grève pour de meilleurs salaires. Bien que minoritaires en grève, les grévistes décidèrent de la reconduire de 24h pour s'adresser aux autres cheminots de Paris Sud Ouest et tenter de les convaincre de la nécessite de lutter ensemble, pour imposer une augmentation de salaire pour tous. C'est par leur venue dans l'atelier d'Ivry ce jour là que j'ai connu Dominique. Avec d'autres jeunes militants, nous avons appelé, par des coups de Klaxon et en faisant le tour des équipes, à se rassembler autour de cette délégation de grévistes pour écouter ce qu'ils avaient à nous dire. La réaction de l'encadrement ne s'est pas fait attendre. Ils sont tous descendus et ont essayé de nous impressionner en nous exigeant de retourner au travail. Personne n'a bougé, et ceux ci ont fini par comprendre que notre détermination à entendre nos camarades en grève était trop forte. Ce sont eux qui se sont finalement, mis en retrait.
C'est Daniel Vitry qui a pris la parole pour expliquer ce que les conducteurs et contrôleurs avaient tenter de faire et de la lutte qu'il faudra préparer nous mêmes à la base, pour gagner. L'idée d'assemblée générale, de comité de grève faisait son chemin. L'effervescence va se poursuivre quelques jours après, quand la police de Pasqua va assassiner un étudiant Malik Oussékine. Des prises de paroles et débrayages vont avoir lieu sur les sites de Paris Sud Ouest, et des jeunes vont s'organiser pour préparer la grève et la marche silencieuse du 8 décembre, avec l'intention d' y crier notre révolte. Le 18 décembre c'est le début de la grève des cheminots de 1986-87.
Dominique sera, lui aussi, un des animateurs de la coordination nationale inter catégories des cheminots en grève. Puis en 1995, il sera un des animateurs de la grève contre le plan Juppé sur la gare d'Austerlitz, qu'on peut voir dans le film "les chemins de traverse". Il est décédé d'un cancer en 2006 à 52 ans.
Serge Torrano
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J'ai connu Serge, quand j' ai adhéré au début des années 1980, au syndicat CFDT de Paris Sud Ouest, dont il était un des animateurs. De tendance libertaire, il est resté un militant ouvrier de terrain très actif tout au long de sa carrière de cheminot. Il a vécu la grève de 1971 qui lui a valu d'être exclu de la CGT parce que n'étant pas dans la ligne fédérale. Pendant la grève offensive des cheminots de l'hiver 1986-87 il animera avec Daniel Vitry, Dominique Larchet, et bien d'autres la coordination nationale inter-catégories des cheminots en grève.

On le retrouvera comme animateur de la grève de 1995  sur le secteur de Paris Austerlitz.  C'est à la suite de cette grève qu' il quitte la CFDT dont la dirigeante Nicole Notat avait soutenu le plan Juppé contre lequel nous luttions.

Il est donc à l'origine  du syndicat SUD Rail sur la région Paris Rive Gauche, qu'il va construire patiemment, et sans aucun sectarisme. C'est pour cette raison  qu'une partie de la CFDT Paris Sud Ouest le rejoindra progressivement d'abord, puis plus largement après le conflit de 2003. Il était de toutes les grèves : 2001 contre Cap Client (éclatement de l'entreprise par activités), 2003 contre la réforme des retraites. Fin 2004, juste avant de partir en retraite, Il aidera des jeunes cheminotes et cheminots à s'organiser lors d'une  grève des agents du  service commercial de Paris Austerlitz. ll sera aussi au coté des agents du nettoyage dans leurs luttes, avec le souci de ne pas être le "chef "à qui on se soumet. Serge était d'un abord facile avec les gens et s’intéressait à toutes les luttes, de l'ensemble des travailleurs du Rail, mais aussi celles des autres corporations, des chômeurs, des sans papiers, des étudiants etc. Il était convaincu que c'est en luttant "Tous ensemble" qu'on se donne le plus de chance de gagner.

Figure du mouvement social on le voyait dans presque toutes les manifestations. Il adhéra après être parti en retraite à "jeudi noir" association de jeunes qui se battent pour l’accès au  logement. (On peut le voir dans le film "Ainsi squattent ils). Il a accompagné aussi des enfants de banlieues dans des classes vertes.

Mort des suites d'un infarctus à l'age de 65 ans, Serge restera vivant dans bien des mémoires ouvrières. De plus Je garderai de lui, le  souvenir d'un camarade de lutte et d'un ami, très chaleureux, d'une grande simplicité, avec qui j'ai passé de bons moments de luttes mais aussi festifs. (album photos ci contre).

La disparition de Serge, comme celle de Daniel Vitry il y a plus de 20 ans,  me fait mesurer ce que je dois à cette génération de militants ouvriers issus de mai 1968, qu'ils soient trotskistes ou libertaires. Ceux ci m'ont  transmis le sens de l'intérêt collectif qui manquait  à ma révolte individuelle. Mais ils m'ont aussi transmis qu'une société communiste ou égalitaire (selon les mots de chacun) est le seul avenir pour l'humanité.

Grève des agents mouvements avril 2009
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Au technicentre de Paris Rive Gauche, les agents du mouvement, ont mené une grève de 18 jours pour des effectifs supplémentaires, de meilleures conditions de travail, et pour ne pas faire les frais des restructurations en cours.Démarrée à Montrouge, les grévistes vont l'étendre à Ivry, Trappes, Masséna et Les Ardoines. La direction n'a pas reculé sur nos principales revendications. Celle-ci a choisi de mettre bien plus de moyens contre la grève, que ce qu'auraient coûté ce que nous demandions : chefs d'astreinte pour nous remplacer; retard et suppressions des trains, montrant par là du peu de considération de l'entreprise pour les clients des trains classiques ( TER et Corails); présence d'huissiers; désorganisation des programmations de visites du matériel etc.
Pourtant nous ne sortons pas défaits de notre lutte. Nous avons appris beaucoup dans l'organisation de la grève où nous avons pu, dans nos assemblées générales quotidiennes, décider nous-mêmes de la poursuite de la grève, des moyens de la renforcer, en s'adressant aux autres sites. Nous avons fait nous mêmes l'information et la liaison entre les sites, entraînant à chaque fois sur chacun d'eux, les agents mouvement dans la grève. Et nous nous sommes adressés aux autres cheminots dans les ateliers, à la conduite, au contrôle et dans les gares. Des liens entre sites se sont créés et se sont renforcés tout au long de la grève. Nous sortons donc de ce conflit en étant fier d'avoir relevé la tête, mais aussi plus forts et plus conscients pour les luttes à venir.

"La classe ouvrière n'a pas besoin de stratège mais d'ouvriers combatifs  conscients de leurs intérêts". Barta

 

Louise, ou mémé Irène
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Le 7 novembre 1942, le « groupe Barta » fonde le « Groupe Communiste » qui devient en 1944 « l'Union communiste » (UC). Ce groupe disparaît au début des années 1950.

..."En mai 1936, Barta (David Korner) est en Roumanie. Les nouvelles l'y atteignent. D'abord celles de la grève générale de juin 1936 en France. Puis, surtout, l'écho de la riposte révolutionnaire de la classe ouvrière espagnole à la tentative de coup d'Etat de Franco en juillet 1936. "On sentait l'air vibrer jusqu'à Bucarest" dit Louise. La décision de rejoindre la révolution espagnole est prise. Au nombre des trotskystes sur le départ figure Louise, 16 ans. Née en 1920, fille d'un militant socialiste juif autrichien, elle a suivi le même parcours que Barta. Proche du PC roumain, elle rompt en août 1936, révoltée par les premiers procès de Moscou. Présentée à un militant trotskyste par une camarade de classe, elle décide aussitôt de les accompagner en Espagne. Sous le nom d'Irène, elle sera de toute l'aventure de l'Union communiste. "Sans elle notre organisation n'aurait pas existé" dit Barta. Pourtant, en octobre 1936, date à laquelle les quatre jeunes trotskystes roumains (Barta, Louise, Marcoux et sa compagne) arrivent à Paris, Trotsky fonde des espoirs sur l’évolution de la situation en France où le mouvement trotskyste a une force relative.Les Roumains y demeurent, militant au POI, la tendance restée fidèle à Léon Trotsky..."
extrait de la biographie de Barta, de Richard Moyon qui est à l'origine, avec l'aide de mémé, de la publications des textes de Barta. L'intégralité de la biographie lien ci contre .

Pour en savoir plus sur l'activité révolutionnaire de ce groupe, dans une période dominée par le fascisme et le stalinisme  cliquez sur le lien ci-dessous :

Témoignage.
Mémé Irène nous a quitté.
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Cent ans après la Révolution Russe, la dernière des bolcheviques, Klara en Roumanie, Louise sous le front populaire, Irène dans la clandestinité et à l'Union Communiste, Claire et Mémé dans sa tâche d'éducation socialiste de la jeunesse, a rejoint le samedi 28 janvier 2017, à l'âge de quatre-vingt-dix-sept ans, Rosa Luxembourg, son modèle. (Texte que ses proches ont fait paraître dans le journal "le monde" du mercredi 1er février 2017). Ci contre hommage de Mathieu lors des obsèques de Mémé.

"(...) Mon plus ardent désir est que la jeunesse s'implique dans la lutte sociale. Je conseille aux jeunes, aussi bien à ceux qui n'ont pas beaucoup de temps parce qu'ils font des études qu'à ceux à qui la lecture parait difficile, de faire un effort pour apprendre l'histoire des générations qui ont lutté pour un monde égalitaire et de prendre le relais. (...)

"« Pour moi, un militant n’est pas un prêcheur, encore moins un bateleur. C’est un homme, une femme parmi d’autres, essayant d’élever son savoir et sa conscience à la hauteur du combat pour l’émancipation du genre humain.  »

 

 

Ngô Van, une heureuse rencontre.
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J'ai eu la chance de rencontrer N'GO Van à une fête du livre libertaire à Montreuil, peu de temps aprés avoir lu son témoignage dans "Au pays de la cloche fêlée". Réfugié en France depuis 1948, il travaille en usine jusqu'à sa retraite
Ngô Văn né en 1913 près de Saïgon et mort à Paris le 1er janvier 2005, de son nom complet Ngô Văn Xuyết, était un écrivain communiste vietnamien. Militant anticolonialiste et communiste internationaliste, il fut pourchassé par le pouvoir colonial puis par le pouvoir stalinien. Né dans le village de Tan Lo, près de Saïgon, Ngo Van participa, à partir des années 1920, à la lutte anticoloniale dans les rangs du mouvement trotskiste, qui contrairement aux staliniens dirigés depuis Moscou par Ho Chi Minh, accordait plus d'importance au combat de classe qu'au combat nationaliste. Après 1945, les trotskistes vietnamiens, qui avaient acquis une certaine importance, furent massacrés par les staliniens. 

"... Des voix se sont perdues : il faut tenter de leur redonner vie, retrouver la trace vivante de ce relais de révolte qui traverse les temps - et tenter de la restituer, comme un passage de témoin." NGô Van

Pour avoir milité pour le même idéal, à la même époque, mais dans des pays différents, la rencontre de Van avec mémé s'imposait. Celle ci a eu lieu en janvier 2003 (voir album photos ci contre). Mémé lui a amené des textes écrits par l’union communistes traitant de la situation en Indochine, et sur l’activité de ce groupe en direction des camps indochinois en France, à la sortie de la deuxième guerre mondiale. Ngô Van a offert à Mémé son livre « Au pays de la cloche félée ».

 

 

Les souvenirs de Willy
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J'ai connu Willy au sein du groupe "l'ouvrier"(ex LO) sur la fin de sa vie, qu'il a passé à écrire ses souvenirs, dont une partie seulement a été éditée à ce jour dans "face au fascisme allemand", et "A l'école de l'exil" Willy est mort le 2 janvier 2002 à 88 ans. 
Gagné au communisme à l’âge de 15 ans à l’usine, Gengenbach s’engage à contre-courant de la montée fasciste. Il le fera dans cette Allemagne jusque fin 1933, où le KPD, le parti communiste allemand, jugeant la situation intenable pour lui, décide de l’envoyer dans l’émigration.

1ère partie : "Face au Fascisme Allemand (1929-1933)" Auteur : Wilhelm Gengenbach, Éd.Acratie Thèmes : fascisme, nazisme, extrême droite, 2006 |550 p

2ème partie : "A l'école de l'exil" (1933-1934)

Ci dessous, on peut écouter "le chant des marais" une magnifique interprétation de Serge Utgé Royo. En 1933 Willy a assisté à la naissance de ce chant dans le camp de concentration de Börgermoor, en Allemagne.  

Michèle Lesbre
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Michèle Lesbre a été ma première institutrice, et nous étions  ses premiers élèves à Plauzat,  petit village d'auvergne où j'ai grandi. J'ai découvert dans un article de journal, qu'elle écrivait. J'ai acheté "la petite trotteuse" le dernier livre qu'elle venait d'écrire, et fait un petit mot pour dire ce que j'en pensais dans le courrier des lecteurs de sa maison d'édition. A la lecture de la lettre que j'ai eu en retour, j'ai vu que les souvenirs étaient toujours présents malgré toutes ces années passées :
" J'ai eu beaucoup d'émotion ... et puis une sorte de vertige.Tant d'années remontaient le temps, tant d'images aussi, de visages. J'avais presque l'odeur du parquet, du poele à mazout, de la craie, et j'entendais les enfants dans la cour, juste sous les fenêtres de la classe. Je vous revoyais, vous les enfants Rodier, minces, avec des visages fins,des regards vifs, et tout semblait recommencer. Merci d'avoir écrit ces quelques lignes elles donnent du sens aux romans que j'écris et à tout ce temps passé dans les écoles." 
Nous nous sommes revus depuis et je recommande ses livres, que j'ai tous lu et d'où jaillit une grande sensibilité, un grand intérêt de la question sociale, des évènements historiques qui ont marqué sa génération. Elle parle aussi   des gens et de leur mal être dans "ce monde un peu fou, un peu rude" . (Voir bibliographie ci contre).
Droit à la paresse!
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Ce 30 septembre 2010 arrive enfin ce droit à la paresse tant attendu, aprés 38 ans de travail dont 33 ans à la SNCF. Un bien bon moment passé avec des ami (es) de travail et de luttes autour de la paéla et du pot de l'amitié. (Photos çi-contre). Un Grand Merci à toutes celles et tous ceux qui sont venus à ma petite fête de départ ou qui ont exprimé leur sympathie par divers gestes de générosité, et un merci à tous les coups de main qui ont permis la réussite de cette fête. Bonne continuation à tous, avec des luttes victorieuses pour ne pas laisser perdre les acquis sociaux, et en conquérir de nouveaux.
« J'ai toujours pensé que travailler dur était l'occupation de ceux qui n'avaient rien d'autre à faire. » Oscar Wilde

 

2010, on relève la tête
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L’année 2010 a été marquée par la remise en cause de l’âge de départ en retraite. Mais celle-ci ne s’est pas faite sans réaction comme l’espérait le gouvernement. Elle est apparue et continue d’être aux yeux de la majorité des travailleurs comme une réforme injuste, contrastant avec les cadeaux faits aux grandes entreprises, (bouclier fiscal, baisses constantes de charges sociales, suppression de la taxe professionnelles etc). Travailler plus longtemps alors que les jeunes n’ont pas de travail n’est pas acceptable. Les travailleurs ont bien compris que le but premier de cette réforme consistait à faire baisser les pensions, pour servir au mieux les objectifs et intérêts des assureurs privés. C’est pourquoi des millions de travailleurs, chômeurs ont répondu par la grève aux différents appels syndicaux et ont manifesté nombreux leur révolte. Les plus déterminés ont reconduit la grève, (raffineries, SNCF, territoriaux, etc.), et ont tenté de l’élargir, comme le nécessite ces attaques sur nos acquis sociaux. (voir photos ci contre, les cheminots grévistes d'Austerlitz). Nous n’avons pas été assez fort pour gagner, mais de nombreux travailleurs ont pris conscience de la force qu’il représente et de celle qu’il faut construire, ce qui est un gage pour l’avenir.
Un jeune meurt, victime des restructurations et du manque de formation
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Le 26 octobre 2010 Stéphane un jeune camarade de l’atelier de maintenance SNCF d'Ivry-Masséna était retrouvé mort électrocuté dans la locomotive sur laquelle il assurait une visite d’entretien. Pour la direction la responsabilité de cet accident relevait d’une faute de sécurité, cherchant rapidement à se dédouaner, comme c’est souvent le cas des employeurs dans les accidents de travail.
Pourtant à la demande du comité d'hygiène et de sécurité du site il ressort entre autres d'un rapport d'expertise que Stéphane, mécanicien de métier, n’aurait jamais dû être mis sur une visite de type électrique, comme le prévoit la règlementtation SNCF. La situation particulière de l’atelier d’Ivry qui s’est vidé de ses effectifs depuis la restructuration de 2004 avec la perte de la grosse maintenance est aussi mise en évidence (les effectifs sont passés de 80 à 20 agents). Celle-ci a fait éclater un fonctionnement collectif, faisant disparaître la transmission des règles de métiers et des savoirs faire de prudence.
A tous les niveaux de l’établissement on reconnait que la menace de la fermeture de l’atelier contraignait à accepter le développement de la polyvalence.
Stéphane  n'a pas reçu de formation suffisante pour le type de visite qu’il exécutait ce jour là, comme pour la formation aux risques électriques, n’ayant pas fait la partie pratique sur le site d'Ivry,  « la plus cruciale de la formation aux risques électriques ».
Ce jeune collègue très peu expérimenté, n’aurait de plus pas dû être seul pour ce travail.
Pour nous les cheminots du secteur, la responsabilité de la direction SNCF et de ses représentants successifs au sein de l'établissement dans la mort de notre camarade est flagrante.(ci contre expressions militantes sur cet accident innacceptable). Un procés a eu lieu le 22 mai 2014 à 13h30 au TGI de Créteil. le délibéré : la SNCF est reconnue coupable d'homicide involontaire et est condamnée à 80 000 euros d'amende et à verser 25 000 euros d'indemnité au père de Stéphane. Le chef d'établissement est aussi reconnu coupable et est condamné à 1000 euros d'amende.
 

Culture & Révolution

         Sur ce site nous proposons des références et des points de vue sur des œuvres de tous les pays et de toutes les époques. Notre but est d'aiguiser la curiosité, de provoquer le plaisir de lire, le plaisir d'élargir ses connaissances, ce qui nous conduira ensemble à dialoguer avec des créateurs et des découvreurs d'hier et d'aujourd'hui. Au travers des œuvres présentées, nous souhaitons faciliter des échanges fructueux entre ceux et celles qui luttent contre toutes les formes d'injustice. Nos choix s'opèrent dans une optique déterminée : nous voulons changer la société radicalement et nous pensons que la culture est un vecteur puissant pour y parvenir.

         " La révolution en permanence ! " s'écriaient Karl Marx et Friedrich Engels en 1850 après la vague révolutionnaire en Europe. Un siècle et demi plus tard, notre exigence est la même. Seule une révolution à l'échelle mondiale assurera, non seulement la survie de l'humanité mais l'épanouissement de chacun de ses membres et la possibilité de grandes conquêtes tant sur le plan du savoir que de la création.
         Il nous faut imaginer une révolution permettant l'émergence d'une société sans marché, sans Etat et sans violence. Cela signifie, dès maintenant, ne respecter aucun des discours, aucune des institutions, aucun des pouvoirs de tous ceux qui s'arrogent le droit de licencier, d'affamer, de polluer et de déclencher des guerres au gré de leurs intérêts.

         La culture est un levier nécessaire pour cela. Bien plus, elle est indispensable à la lutte des jeunes, des femmes et des travailleurs de tous les pays, pour rendre la révolution permanente et pour la mener jusqu'à son terme. Dans la mythologie des anciens Grecs, le héros Prométhée avait volé le feu au dieu Zeus pour le donner aux hommes, leur permettre d'être forts et de vivre mieux. A notre époque, c'est le feu de la culture qui aidera les travailleurs à être forts, à avoir confiance en eux, à avoir conscience qu'ils forment une puissance porteuse de progrès pour toute l'humanité.

         Depuis cinquante ans l'évolution sociale et les progrès technologiques ont apporté des éléments de culture importants et inédits à des centaines de millions de travailleurs sur la planète. Mais cela s'est opéré au travers des contradictions de la lutte de classes. Les médias ne fournissent pas telles quelles les armes intellectuelles pour leur émancipation. La société actuelle est dominée par le pouvoir de l'argent. Ce pouvoir détériore et pétrifie les relations humaines de même qu'il dessèche la culture et limite sa diffusion.

         Les obstacles pour la majeure partie de la population pour accéder aux formes de culture les plus toniques et les plus enthousiasmantes sont avant tout sociaux et politiques. Il y a le temps qui manque après avoir fait face à toutes les difficultés de son travail, sa recherche d'un emploi, l'alternance d'emplois précaires avec des périodes de chômage, les tâches familiales, les problèmes de santé, etc. Il y a surtout l'idée que "Tolstoï, Darwin, Bach, Vermeer ou Marx, ce n'est pas pour moi.  " Cet obstacle n'est pas contrebalancé par l'existence de mouvements de jeunes, de femmes, de travailleurs ou de chômeurs mettant suffisamment l'accent sur l'importance de la culture dans la lutte pour l'émancipation de tous. Le patrimoine du mouvement ouvrier, ses idées, ses combats, la vie de ses militants s'est en grande partie effacé des mémoires. S'approprier ce patrimoine nous est vital.
         Ces aliments culturels qui nous manquent, il va donc falloir nous en emparer, les chercher, les assimiler selon nos besoins et en accord avec nos aspirations personnelles et collectives.

         Génération après génération, des révolutionnaires ont établi naturellement le lien entre culture et révolution. Notre démarche n'a rien d'original et s'inspire de celle de bien des militants connus ou peu connus dans l'histoire du mouvement ouvrier.
          Voici celle qu'exposait le révolutionnaire et poète Marcel Martinet dans son livre " Culture prolétarienne " en 1934 : "  A la culture prolétarienne incomplète et malaisée, à la culture prolétarienne instable et précaire, il faut travailler dès maintenant, avec passion.
         Il le faut pour préserver l'héritage du passé, ce qui dans le passé est l'héritage encore vivant, pour en prendre possession réelle et le revivifier. Il le faut pour maintenir et élever la dignité ouvrière, qui ne peut se priver de culture, et pour préparer ainsi la révolution profonde, la révolution ouvrière et humaine qui ne sera profonde qu'enracinée dans la culture. " […] Nous n'avons pas la confiance ingénue des vieux anarchistes dans l'organisation spontanée des masses, nécessairement, magiquement lucide, parfaite d'instinct et promise à la victoire. Nous croyons juste le contraire, puisque nous croyons à la nécessité de la culture, à la nécessité de l'organisation, à la nécessité de la culture pour l'organisation. Et il est vrai que cela implique une sorte d'enseignement mutuel où ceux qui savent plus, qui savent mieux, devront – dans ce qu'ils savent – soutenir et guider les autres, lesquels à l'occasion leur rendront la pareille. Mais cette entraide mutuelle n'implique nullement l'existence d'états-majors autonomes, tels que nous les voyons fonctionner et sévir. Elle implique leur suppression et la transformation radicale de l'idée même de chefs. " […] Nous cherchons les routes de continuité et d'expansion de la culture vers l'avenir du destin des hommes, nous cherchons la place immédiate et la légitimation de la culture dans la tâche d'émancipation révolutionnaire du prolétariat.
  "

         Aujourd'hui, sur internet et ailleurs, la recherche se poursuit dans cette même direction fondamentale.

100 ans aprés octobre 17
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"Ce n'est ni par un compromis avec les classes possédantes ou les divers chefs politiques, ni en se conciliant l'ancien appareil gouvernemental que les bolchéviks avaient conquis le pouvoir. Ce n'est pas non plus par la violence organisée d'une petite clique. Si, dans toute la Russie, les masses n'avaient pas été prêtes pour l'insurrection, elle aurait échoué. La seule raison du succès des bolchéviks, c'est qu'ils réalisaient les vastes et élémentaires aspirations des couches les plus profondes du peuple, les appelant à l'oeuvre de destruction du passé et coopérant avec elles pour édifier sur ses ruines encore fumantes un monde nouveau..." John Reed

A lire : "six mois rouge en Russie" Louise bryant et "Dix jours qui ébranlèrent le monde" John Reed

 Le livre de David Mandel, "les soviets de Pétrograd, les travailleurs de Pétrograd dans la révolution russe (février 1917, juin 1918)"  (ed. Syllepse) élargit son champ d'analyse à l'activité des soviets et à son évolution. Il fournit une masse d'informations concrètes et de témoignages sur ce prolétariat en révolution qui n'avait rien d'homogène, mais dont David Mandel rend compréhensibles les diverses actions et prises de position.

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